Asset Management | Distribution de fonds : bien préparer la maitrise de ses données grâce aux nouvelles technologies.

Asset Management | Distribution de fonds : bien préparer la maitrise de ses données

Une relation qui a évolué à travers le temps .

La relation entre les Asset Managers a progressivement évolué ces dernières années pour différentes raisons, y compris réglementaires avec MIFID2 et PRIIPS, et, d’une notion de partenariat, la relation entre les sociétés de gestion et les distributeurs s’est peu à peu transformée en une relation « client-fournisseur » plus stricte.

Ainsi, l’exigence des Clients/Distributeurs avec leurs fournisseurs/AM n’a cessé de croître, imposant aux sociétés de gestion d’optimiser les services existants et de développer de nouveaux types de services. 

« Les sociétés de gestion doivent s’organiser pour mettre en place des échanges électroniques de données avec les distributeurs en direct et/ou via des data providers. »


Etude Ailancy « Distribution de fonds : 10 bonnes pratiques pour maîtriser le passif des OPC. »

On peut citer quelques exemples en lien avec la gestion de la donnée :

  • Un besoin de transparence et d’accessibilité à la donnée de la part des distributeurs, demandant des types d’extractions et/ou d’accès personnalisés propres à chaque contrat de distribution.
  • Un besoin d’alimenter un/des fournisseurs de données pour pouvoir distribuer sur certains pays (Ex : WM Daten pour l’Allemagne, Fundinfo pour la Suisse …).
  • La production de documents et les extractions réglementaires toujours plus nombreuses (avec une notion de timing importante).

De plus, même s’il existe un souhait de normalisation au travers d’un format type utilisé par l’ensemble de la place au travers du format OpenFund, il n’est que partiellement utilisé car chaque data vendor/distributeur/plateforme y ajoute ses spécificités, entraînant un processus d’alimentation souvent manuel et complexe pour les équipes de l’Asset Manager.

La relation a donc progressivement évolué vers une relation où finalement l’Asset Manager a de moins en moins son mot à dire, si ce n’est, s’adapter aux exigences des différents acteurs avec lesquels il a construit une relation.

Les Asset Managers, pour répondre à ces demandes toujours plus nombreuses, ont dû s’adapter, notamment sur la problématique des rétrocessions :

  • La gestion du marquage des ordres, souvent réalisée au début par les assistants vendeurs/équipes de MO Passif, est devenu un sujet de plus en plus clé.
  • L’amélioration du processus de calcul des rétrocessions et le rapprochement des positions s’est proportionnellement complexifié avec l’augmentation du nombre de distributeurs et plateformes.
  • Les paiements des rétrocessions est un processus de plus en plus exigeant, certains Distributeurs venant jusqu’à trier leurs fournisseurs en fonction des délais de paiement.

Là où un fichier Excel suffisait, le niveau de service attendu est maintenant un vrai enjeu pour les Asset Managers, et nécessite de s’équiper pour être en mesure de rester en ligne avec ces attentes. Et même si les centralisateurs, par exemple en France, ont simplifié ce processus, la majeure partie du travail reste à effectuer par les Sociétés de Gestion, puisque ces derniers travaillent avec de plus en plus de plateformes et centralisateurs. Il est donc nécessaire pour eux d’avoir une organisation interne en mesure de répondre à cette multiplicité d’acteurs et de normes.

L’apparition de nouvelles solutions ….

Une évolution de ce process est cependant possible dans les mois à venir, grâce à l’utilisation de la technologie de Blockchain.

En effet, il sera possible, à court terme, de modéliser ses contrats de distribution et règles de rétrocessions liées dans un Smart Contract, qui répliquera point par point les détails d’un contrat de distribution classique (règles de rétrocessions, périodes de paiement …).

Ce smart contract possédera toutes les informations liées aux fonds qu’il aura pu aller chercher dans une base de données centrale (golden source) – voir sujet à venir sur : “Harmonisation, normes et transparence : les atouts d’une Golden Source décentralisée.”

Puis, à chaque période de paiement, un « consensus » sera créé entre la société de gestion et son distributeur pour se mettre d’accord sur le nombre de parts qui ont été distribuées pendant cette période.

Le Smart Contract, ainsi instruit, sera capable de chercher la VL de ce fonds, appliquer la règle de rétrocession et déclencher un paiement instantané. 

Le schéma ci-dessous explique ce mécanisme :

Thème 1 | Les nouveaux services pour la distribution : AirFund

Pour conclure :

Les sociétés de gestion disposent aujourd’hui (ou vont disposer dans les mois à venir) des moyens de reprendre le contrôle de leur data et la maitrise de leur processus notamment celui du calcul et paiement des rétrocessions.

Dans le cadre d’une stratégie de distribution globale, être technologiquement prêt à répondre aux nouveaux besoins, pratiques et réglementation seront les gagnants de demain.

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