Blockchain, Funds Tokenisation & Smart Contracts : l’avenir appartient à ceux qui oseront !

Par Alexandre Harkous, Fondateur & CEO de OneWealthPlace

Depuis l’apparition des crypto-devises, supportées par la technologie blockchain, plusieurs projets ont émergé pour démontrer que le caractère immuable et sécurisé de la propriété d’une part d’un OPCVM, permet d’éviter les intermédiaires et de développer des nouvelles opportunités pour les Asset Managers.

Le retard de quelques projets et l’absence de compétences importantes en BC ont conduit quelques sociétés de gestion à se désengager de ce type de projets jugés coûteux et parfois mal maîtrisés.

Au début des années 2000, les projets internet et mobile avaient du mal à démarrer, on a fini par constater que nous avions un peu « loupé » ce virage et laisser les champions se développer ailleurs.

Aujourd’hui, il est encore plus évident que la technologie « Blockchain, Tokenization et Smart Contracts », permet de coder et d’automatiser l’ensemble des transactions.

Imaginons alors le processus entièrement digitalisé de demain : il y aura une fluidité sans égale des transactions, via des distributeurs tous connectés à une plateforme complètement automatisée permettant à chaque Asset Manager de lister ses fonds (référentiels), recevoir des ordres de S/R, gérer les registres en temps réel (passifs) et l’ensemble des commissions entrantes/sortantes (rétrocessions).  

Mieux, les échanges de parts de fonds et UC entre l’Asset Manager, la compagnie d’assurance, la banque privée, les distributeurs, les fournisseurs de contrats d’épargne etc… peuvent être tokenisés, tracés et gérés d’une manière imminente, transparente et sécurisée apportant beaucoup de fluidité dans les échanges, voire beaucoup d’opportunité de croissance et de développement de nouveaux produits/canaux de distribution sans trop d’intermédiaires.

Blockchain, Funds Tokenisation & Smart Contracts : l’avenir appartient à ceux qui oseront !

La distribution de parts des fonds et d’UC en utilisant la technologie blockchain ne doit plus être un concept, mais une réalité qui va s’accélérer.

Les banques centrales continuent à mobiliser les potentialités ouvertes par la technologie BC pour identifier des cas concrets d’intégration d’une monnaie digitale MDBC dans des procédures innovantes d’échange et de règlement d’actifs financiers tokénisés.

Ainsi, il est aujourd’hui plus qu’opportun pour les Asset Managers de commencer à mettre en place avec leurs partenaires :

Donc dans quelques années, des plateformes comme celles-ci, par un seul clic, apporteront une transparence et une fluidité extraordinaire pour les échanges et les paiements.

Les visions d’avant le Covid-19 doivent changer après cette période compliquée. Il faut oser se lancer maintenant dans des projets innovants permettant des changements rapides et de nouveaux modèles. Si cette réflexion n’est pas faite, nous prenons le risque de nous faire rattraper ou dépasser par ceux qui oseront avant nous.

Allez, un peu de provocation : Elon Musk, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos et pleins d’autres visionnaires ont gagné parce qu’ils ont osé, parfois à des moments où le besoin n’existait même pas. Ils ont provoqué, inventé, créé, dépensé… Puis, se sont réinventés et réadaptés !

Je m’adresse donc aujourd’hui, à mes collègues patrons et décideurs du Wealth et de l’Asset Management pour leur demander de prendre du recul et de réfléchir, tous ensemble, afin d’imaginer le futur de nos marchés et nos modèles économiques.

Alors à la place d’uniquement réduire les coûts, subir ces effets néfastes et attendre des jours meilleurs, osons ensemble investir sur ces technologies nous permettant d’être en avance et ne pas rater « le coche » de l’internet des années 2000.

A propos d’Alexandre Harkous, CEO & Fondateur de OneWealthPlace :

Avant de fonder OneWealthPlace, il a fondé et dirigé la société BISAM devenue leader mondial de la mesure et l’attribution de performance, dont les solutions sont utilisées aujourd’hui par 7 des top 10 Asset Managers mondiaux.

A la fin de la crise de 2008, en pressentant une demande accrue des investisseurs institutionnels pour du reporting et de l’attribution de performances, BISAM a pris la décision d’ouvrir un bureau à New York aux Etats-Unis. Dix ans après la société est devenue leader mondial de son marché…. Il fallait oser !

Partagez cet article !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *